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Guider son enfant vers le plus haut sommet

Très longtemps je me suis demandée comment aider mes enfants à accéder au bonheur.

À cette époque j’avais déjà deux jeunes enfants, je travaillais à temps complet et j’étais bien ancrée dans le mouvement trépidant de notre temps. Levée tôt le matin, la course des préparatifs commençait. Pour moi,  chercher la réussite dans mon rôle éducatif maternel était primordial. Rien n’était mis de côté. Coûte que coûte j’allais réussir ! Avec un passé d’entraînement sportif serré avec toute la discipline et le courage que cela impliquait, on m’avait appris que j’étais capable de tout…J’ai développé une volonté de fer.  Mon père étant étudiant en pharmacie à cette époque, j’ai passé les cinq premières années de ma vie dans un campus universitaire et fait mes premiers pas entouré d’étudiants en médecine de la santé.    
Mon intérêt pour la santé n’a jamais cessé de croître et d’être alimenté par mon environnement depuis ce temps. Déjà toute jeune on m’avait enseigné que la vie est une suite incessante de montagnes à gravir et de défis à relever. «  Concentre-toi sur un but et prends les moyens pour y arriver » me disait-on.  J’ai donc développé une mentalité de combat et j’en ai gravi des montagnes de toutes sortes. Pour moi, être mère était un autre sommet à atteindre, une autre montagne à gravir et j’y mettais le paquet…
 
Le rôle de parent  était exigeant . Tant de choses à voir, de valeurs à transmettre. Ajouter à cela tant de dangers qui guettaient mes enfants et dont il fallait les protéger. En passant par les virus, l’alimentation à équilibrer, la réussite scolaire pour leur assurer un avenir, trouver le bon loisir, la sécurité dans la voiture, dans la piscine, en traversant les rues, les dodos ailleurs, l’influence des autres camarades, la menace d’enlèvement …Bref, je pense que pour moi, mon rôle éducatif consistait à gravir cette nouvelle montagne en plaçant mes enfants dans un sac à dos et en leur faisant traverser sans encombre un terrain miné remplit de dangers : le monde ! Donc : lecture sur l’art d’être un bon parent, cours de formation divers et beaucoup de sous en supplément alimentaire de toutes sortes et soins préventifs.
 
Je me rappelle, j’écoutais à cette époque toutes les nouvelles télévisées du matin et aussi celles du soir. Je voulais être bien informé de ce qui se passait dans ce monde.  Mon esprit de combattante était tourné sur le mode protection, donc je syntonisais tout ce qui vibrait avec les ondes « défense et attaque ». Mon cerveau était littéralement programmé en mode « survivre à tout prix » ! Quand je repense à tous les horaires d’entraînement « mère efficace » que je me suis imposée pour en arriver vraiment à gravir cette montagne…Mais force est d’admettre, à mon plus grand désespoir que ma vie et celle de ma famille à cette époque ne tournait pas vraiment plus rond. C’est à dire que l’on tournait en rond autour de cette montagne, de plus en plus fatigué par le poids du sac à dos en ajoutant tout le stress engendré par la peur du danger. Malgré tous les efforts que nous faisions, nous étions aspirés par un cercle vicieux de plus en plus rapide, un genre de spirale descendante qui  nous maintenait dans un état d’affairement et d’obligations qui se multipliaient, et qui au bout du compte, ne nous apportaient pas vraiment ce que je recherchais.  Ce sommet d’accomplissement et de paix intérieure.  
 
Je pense que ce qui était le plus difficile pour moi en fait, était la confusion qui régnait dans mon esprit.  On m’avait enseigné que je devais travailler fort pour arriver au sommet, à ce sentiment de plénitude et c’est vraiment ce que je faisais…j’étais prête à jurer, je vous jure !!!  On m’avait enseigné que le Créateur est amour et miséricorde pour tous ses enfants. Donc, il devait bien me voir en toute logique du haut des cieux, agiter mes bras en tout sens en guise de S.O.S…Il devait bien voir la souffrance dans le monde et tous les bulletins télévisés lui aussi… Quelque chose clochait ! Pendant des années j’ai donc combattu sur la ligne de front. J’ai cherché à changer tout ce qui faisait entrave à notre bonheur . J’ai continué à porter mon énorme sac à dos en cherchant à gravir la montagne. J’ai abattu toutes les barrières qui se dressaient devant moi, sur ma route.  J’ai changé l’extérieur de mon monde : Changer d’emploi, de maison, de voisinage, d’automobile, de vêtements… plusieurs fois. J’ai utilisé mon esprit de guerrière disciplinée à changer le monde et croyez -moi, j’y suis arrivée plus d’une fois. Une guerrière avec un masque souriant, marchant sur le sentier munit d’une espèce  de machette afin d’ouvrir le chemin. Mais je revenais toujours à la case départ sur ma route avec cette soif de quelque chose de plus grand.
 
Avec du recul je réalise que je n’étais programmée que pour me battre.  Me battre pour mon bonheur, pour combler mes besoins,  me battre pour être une bonne mère, une épouse modèle, une femme de carrière… je me battais toujours pour quelque chose. Arrêter de fumer, perdre du poids, m’entraîner, performer au travail et j’en passe. Je n’arrivais pas à créer cette paix tout autour de moi simplement parce que mon esprit ne syntonisait pas cette chaîne télévisée…Mon esprit était programmé pour se battre et focusait sur ce qui manquait à ma vie, donc  qui dit combat, n’est pas en paix ! J’avais peur de ne pas réussir à combler ce vide. J’étais programmé dans la peur.  Mon esprit se concentrait sur ce qui allait mal dans le monde et dans ma vie et sur ce que je devais changer. Je n’étais plus centrée sur l’amour dans mes interventions ou mes choix de vie mais au contraire j’étais complètement dirigée par la peur. Une peur diffuse, un sentiment de ne jamais en faire assez, ajoutez à cela la culpabilité de n’être pas assez disponible, auprès de mes enfants, pour encore mieux les préparer à affronter la vie, à être heureux !     
 
Plus je cultivais ces pensées en moi et plus mon rôle de mère devenait lourd à porter et le sac à dos aussi.  J’ai même passé par des phases ou je regrettais presque d’avoir eu des enfants ! Non pas parce que je ne les aimais pas, mais bien plutôt découlant de ce profond sentiment de ne pas être à la hauteur de cette lourde tâche.  Donc, j’en faisais plus !
 
Je me rappelle une nuit au comble du désespoir, j’ai prié avec tout mon cœur le Créateur et je lui ai dit :  Je veux être Amour…Je veux atteindre ce sommet de paix intérieure, s’il- vous- plaît, aidez-moi, je n’en peux plus… j’aimerais comprendre pourquoi je n’y arrive pas et aussi apprendre.  Je pleurais dans le silence complètement épuisée de tourner en rond.  Il devait sûrement y avoir une autre façon de vivre pour arriver à cette paix, à ce sommet.. Ce soir là, je pense sincèrement que le Créateur m’a entendu car pour la première fois, j’ai admis que je ne savais pas comment faire, j’ai baissé les bras et la machette et Lui ai demandé de me montrer le chemin. Je l’ai vraiment invité chez moi, dans mon être, dans mon cœur pour me guider.  Cela a été le début d’un grand renversement de ma pensée, le début d’un tout nouveau voyage.
 
J’avais toujours cru que lorsqu’on invitait le Créateur dans notre cœur comme guide,  tout se mettait à aller mieux tout d’un coup et que l’on se mettait à monter très vite. Dans mon cas, cela ne s’est pas passé du tout de cette façon. Je n’étais même pas en train d’escalader la bonne montagne car j’avais une vielle carte routière remplit de croyances erronées provenant de mon passé. Moi, je voulais atteindre le sommet de la paix mais j’avais suivi la carte routière de la peur et emprunter tous les sentiers qui m’y conduisait ! Je voulais la paix mais j’étais guidée par la peur.  Je pense que j’ai vécu la plus grande désillusion de toute ma vie. J’ai dû déchirer ma vieille carte routière et je me suis senti complètement perdue. Alors, c’est à ce moment là, que je me suis effondrée avec ma pile de masques de guerrière souriante, en faisant un burn out en règle…Quel cadeau !
 
Souvent nous oublions que si la santé peut s’exprimer au niveau physique, elle peut aussi s’exprimer sur d’autres plans. Pour l’être humain la santé émotionnelle occupe une place importante dans son bien-être.  Nos émotions contribuent à nous rendent plus heureux ou à nous rendent plus malheureux.  Ceci s’exprime dans nos comportements et notre santé physique.  Ce qui nous conduit au malheur ne peut certainement pas être favorable à la santé ou susciter des comportements harmonieux. Sous l’effet d’une émotion vive, par exemple, l’organisme ressent un stress et plusieurs de ses fonctions s’accomplissent moins bien. La digestion, l’élimination des toxines s’en trouvent affectées et notre santé en souffre.  Gérer ses émotions sainement est une base essentielle à la santé physique.
 
Je crois bien, pour ma part, que dans le programme d’enseignement que j’avais reçu, j’avais dû certainement sécher le cours sur la saine gestion des émotions et le cours parlant de « comment reconnaître la guidance du Créateur » au milieu de toutes ces voix intérieures. Nos émotions sont nos plus grands messagers sur le sentier du mieux-être en autant que nous écoutions leurs indications. Un peu comme des témoins lumineux sur la route, elles passent au rouge quand nous avons des choix à faire et des embranchements à choisir. En écoutant le bon guide en nous et notre profond besoin de paix, notre direction de vie est certaine et nous escaladons la bonne montagne. J’ai appris à voir que toutes nos peurs sont des cadeaux qui nous sont envoyés pour atteindre les plus hauts sommets de notre potentiel et de notre bonheur : Le sommet de la montagne sacrée.  J’ai réalisé que la source de mes problèmes se trouvait dans la programmation de mon esprit et que toutes transformations durables se trouvaient à la racine même de celui- çi.  Non pas en changeant le monde extérieur mais en travaillant à changer mon monde intérieur, mon propre esprit. Un peu comme au cinéma, rien ne sert de briser l’écran, de critiquer le film si on n’aime pas le programme à l’affiche. Il  suffit donc,  de changer la cassette programmée dans la caméra pour avoir droit à une toute nouvelle histoire…Notre vie c’est comme l’écran de cinéma et dans notre esprit il y a la cassette.  Je pense que ma cassette à moi était drôlement  « montagneuse ».  Apprendre ces enseignements toute jeune m’aurait tellement aidé à comprendre le sens de toutes les épreuves et défis de ma vie.  Un petit détail qui peut changer  toute une vie croyez- moi et qui a changé la mienne et celle de mes enfants aussi. 
 
Guider son enfant vers le sommet de la montagne sacrée.
 
Nous sommes tous des voyageurs sur cette belle planète et à l’intérieur de nous existe cet appel à la paix. Quand enfin nous réalisons que derrière tous nos choix de vie nous sommes en quête de cet ultime sentiment de paix, nous sommes prêts à entreprendre ce grand voyage de l’âme. Plusieurs routes s’offrent à nous et à nos enfants. Seul le sentier du cœur nous y conduit. Pour guider un enfant vers le sommet de la montagne sacrée, nous devons choisir d’être en paix pour donner l’exemple. Mais comment? me direz-vous. Commençons par choisir un bon guide en qui nous avons pleine confiance. Cette petite voix intérieure qui ne s’impose jamais et qui attends qu’on la choisisse. En sachant que le Créateur à notre dossier en main, on peut enfin respirer et prendre le temps de vivre au lieu de survivre. Nous sommes appelés à déchirer la vieille carte routière que nous avions reçue du passé et toutes les croyances qui s’y trouvent et s’ouvrir à une autre façon de voir les choses et les gens. Nous pouvons déjà voir que derrière toute souffrance se cache un appel à l’amour et laisser tomber nos jugements sur les gens et les situations et ce qu’ils devrait-être. En donnant la main à notre enfant, nous choisissons de marcher à côté de lui et d’apprendre nous aussi. Notre sac à dos devient beaucoup plus léger et nous sommes de ce fait plus alertes.  Nous méritons cette paix et n’avons pas à nous battre pour y arriver. Nous apprenons tout doucement à reprendre confiance en la vie en cessant de choisir des solutions de survie.  Notre enfant apprends beaucoup par le modèle.  Prendre le temps en tout, se recentrer sur de nouveaux choix de vie basés sur l’amour de soi et des autres.  Juste prendre le temps d’Être amour et paix et ce, ici- maintenant..
 
Quand nous rebroussons chemin pour entreprendre ce nouveau sentier, nous rencontrons presque toujours des gens en sens inverse qui nous disent que l’on fait fausse route parce que l’on ne va pas dans le même sens qu’eux…C’est normal. Notre nouvelle direction est la paix intérieure maintenant et non plus, des sentiers qui nous promettent la paix dans le futur, dans la course à l’avoir, dans les regrets du passé, nous n’en voulons plus. La paix se vit dans le ici-maintenant.  Toutes les batailles pour assurer notre avenir sont terminées. Lorsque nous choisissons, nous le faisons par amour pour soi et les autres dans le présent et non plus par peur du futur…Nous finirons par ressentir un genre de paradis sur terre. Il suffit d’une toute petite bonne volonté.
 
J’ai réalisé pour ma part que mes enfants n’avaient pas besoin de tout ce que je cherchais à leur apporter dans l’énergie de la peur, de la compensation et de la culpabilité. Mes enfants avaient plutôt besoin de tout ce que j’étais maintenant capable de leur donner avec amour.  J’ai cessé de regarder les nouvelles télévisées dévastatrices et j’ai centré mon esprit sur ce qui allait bien dans ma vie, sur la nature, sur des plaisirs simples du présent, sur les rires des enfants.  J’ai réappris à faire la vaisselle avec plaisir, à écouter la profonde richesse du silence, j’ai appris à rendre grâce pour la vie.  J’ai changé le programme de mon cerveau en le faisant passer du mode  «  Manque à ma vie» au mode « Plein et abondance de ma vie présente» ce qui a apporté, par le fait même, un changement radical dans mes émotions, mes états d’être et ainsi donc dans mes comportements.
 
Le calme qui s’est installé à l’intérieur de moi grâce à la respiration , la nature, la méditation simple et un peu de yoga a bientôt eu des répercussions sur ma famille.  À ma grande surprise mes enfants sont devenus plus centrés eux aussi et paisibles et mon monde extérieur s’est mis à changer miraculeusement.   J’ai appris à me servir de ma volonté de fer et de mon caractère de guerrière pour abattre les barrières de mon propre esprit quand je ressentais des peurs insidieuses en moi. Ce sentier d’amour m’a conduit de plus en plus vers ce que je cherchais, le sommet de ma montagne sacrée, ce royaume de paix et de bonheur. Ce profond état d’être qui ne vient pas des choses extérieures et éphémères mais plutôt de la richesse de l’intérieur.  Un sentiment d’unité avec toutes choses.  Quelle grâce…
 
Au sommet de la montagne j’ai vu que chacun d’entre nous cherchait profondément à accéder au sommet de la montagne sacrée, à cet état de paix intérieure hors de tout entendement. Cette montagne est à l’intérieur de nous et le sentier qui nous y conduit part de notre cœur. Notre conscience quand elle est connectée à l’amour du cœur, peut voyager sur les ailes puissantes d’un aigle et s’élever très haut pour laisser place à la vision d’un monde transformé par les yeux du cœur.  La spirale descendante du passé devient une spirale ascendante qui nous libère peu à peu  de la peur et de la souffrance. Notre vie est une suite incessante d’apprentissages vers la paix et le sommet de cette montagne sacrée.  Nous sommes tous des guerriers en apprentis-sage de l’amour. Aucune expérience ne vient pour nous heurter ou nous faire souffrir. Tout est là pour nous servir à aimer inconditionnellement Soi et les autres.
 
Aujourd’hui j’ai changé de profession. La vie, cette joueuse de tour, m’a conduit sur un sentier de grandes découvertes et c’est en les partageant à travers des exemples simples de la nature que je guide maintenant les petits et les grands sur le sentier du mieux-être, source de la santé à tous les niveaux.En fait, mon cheminement m’a appris ce que voulais dire «élever» un enfant. Ce n’est pas lui enseigner à survivre dans un monde dangereux et le protéger de toutes les embûches de la vie, mais plutôt lui donner des outils efficaces pour déchiffrer le langage de ses émotions, transformer ses peurs et ses épreuves en propulseur merveilleux pour s’Élever vers son plus haut potentiel, vers le sommet de sa montagne sacrée. Il n’y a de limite que dans notre propre esprit et nous pouvons tous réaliser les rêves de notre cœur… Quels sentiers choisirons-nous d’emprunter comme voyageur : l’amour ou la peur, là s’exerce notre libre arbitre.
 
Camp d’été Gardiens de la terre

3 au 9 juillet 2005 :  Région de Québec

31 juillet au 6 août 2005 : Région des Laurentides-Lanaudières

Possibilité d’autres dates.

 Informez-vous :   418-848-3691   www.lefeusacre.ca  [email protected]

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