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Ruines ou pierres de fondation ?

Il me semble que je sois irrémédiablement attirée par les ruines. Celles de pyramides, celles d’habitations préhistoriques… mais si toutes ces ruines étaient en fait des fondations…

Je tenais tant à me rendre à ces ruines. C’était comme une obsession, un besoin. Il y a une histoire derrière chacune de ces pierres…

En organisant mon voyage en Arizona en plein milieu août, je n’avais cependant pas escompté la dureté de la chaleur … Mais rien n’aurait pu m’empêcher d’aller voir ces ruines archéologiques. J’attendais la vue de ces pétroglyphes et pictogrammes avec une grande fébrilité. L’attente de voir ces représentations vieilles de 1500-2500 ans me remplissait d’une émotion que je ne pouvais nommer.

L’arrivée devant les ruines de Palatki fut comme un coup de foudre. On parle pourtant simplement d’un assemblage partiel de pierres, d’une porte basse, de minuscules fenêtres, humbles témoins ouverts sur un paysage aride. Pourtant, je suis arrêtée pile sur le sentier, incapable de continuer, les yeux remplis de larmes qui coulaient sans arrêter. J’ai dû pleurer un bon dix minutes, sans pouvoir arrêter, sans pouvoir nommer ce qui se passait en dedans de moi… et au-delà de moi.

Le guide principal continuait de donner ses explications en pointant vers différents endroits des ruines et je devais me centrer très fort pour l’écouter. Quant au guide qui fermait le groupe, il se tenait à côté de moi, ne sachant où regarder, ne comprenant pas tout ce qui m’habitait.

J’écoutais les hypothèses au sujet des dessins ronds d’une vingtaine de pouces de diamètre qui paraient les murs : indication d’endroits sacrés où des cérémonies avaient été conduites, dessins pour identifier les différents clans ou familles, etc. Je buvais les paroles du guide, un monsieur attachant de 80 ans, féru d’histoire et amoureux de ces vieilles pierres.

Puis l’impensable s’est passé : nous pouvions entrer dans ces ruines, tout en faisant attention de ne rien toucher. Je suis passée avec émotion sous la porte basse, fébrile de découvrir de l’intérieur ce lieu où de lointains ancêtres ont vécu.

L’intérieur était minuscule. Un espace d’environ dix pieds sur dix, où vivaient et dormaient environ cinq personnes selon les estimations des archéologues. Des indices très clairs démontraient qu’il y avait eu au moins deux étages. On voyait les empreintes de doigts des adultes et des enfants qui avaient entassé la bourrure entre les pierres. J’aurais pu mettre mes doigts sur les leurs…

On voyait les traces du feu…ce feu qui devait être si rassurant dans un environnement aussi difficile. On voyait d’autres dessins sur le mur du fond. L’arrière de l’habitation était tout simplement la muraille de la montagne, ces montagnes rouges typiques de la région de Sedona, une couleur palpitante, chaude, qui vous prend directement au cœur…

On estime que de cinq à dix générations ont vécu ans ces humbles habitations au fil des années. Puis ils ont migré… pourquoi ? On ne peut savoir.

Jung aurait peut-être dit que j’ai touché à une couche de l’inconscient collectif. Les tenants de la réincarnation diront peut-être que je suis retournée à une vie antérieure.

Je ne sais pas…

Si j’avais touché tout simplement à ce qui fait que nous sommes tous des humains semblables ? Des humains en quête de protection physique, en quête de liens familiaux et sociaux rassurants et satisfaisants, des humains en quête de comprendre ce qui est plus grand que nous…

Ils construisaient d’abord une chambre, puis en rajoutaient une deuxième, selon les besoins. Nos propres ancêtres faisaient cela aussi. Même aujourd’hui, les rallonges dites «bi-génération » sont chose courante !

Ils écrivaient sur les murs… Nous écrivons aussi nos noms et numéros de porte devant nos maisons; des murs entiers sont décorés de fresques ou de graffitis; nos artistes utilisent les « murs transportables » que sont leurs toiles !

Ces peuples migraient, comme nous l’avons fait et le ferons encore… pour rechercher de la nourriture, un endroit sécuritaire, du travail, ou fuir les inondations imminentes. Vivaient-ils les mêmes angoisses que nous face à une nature devenue imprévisible ? Est-ce c’est cela que ressentent les peuples vivant actuellement sur des bords de mer ou de littoraux appelés à court terme à être inondés ? Serons-nous réellement les premiers réfugiés climatiques ???

Dans ce temps-là, les choses plus grandes que les humains étaient peut-être les éclairs, les éclipses de soleil, la pluie diluvienne… toutes ces choses inexplicables de la nature qui faisaient trembler les familles la nuit.

Aujourd’hui les choses plus grandes que nous sont aussi la maladie qui semble arriver sans discrimination du mérite ou du non-mérite… la nature qui transforme ses cycles, à notre grande crainte, l’incertitude des relations de familles, de couple… le changement constant que nous ne pouvons plus ignorer… l’adaptation constante que vivre nous demande.

Sommes-nous si différents qu’il y a 2000 ans ? Oh… du point de vue technologique, oui… mais du point de vue de notre fibre humains, pas tant que cela.

Namaste.
Louise B. Vincent

Coach professionnel, membre de l’ICF (International Coaching Federation)
Auteure de « Survivante du Cancer », chez Louise Courteau Éditrice, avec une préface de Jacques Salomé. Formatrice accréditée pour la loi 90 (1% de formation en entreprise) sur des thèmes comme la gestion du stress, l’équilibre de vie famille travail, la prévention du burnout. Guide-accompagnateur pour Spiritours, entre autre auprès des dauphins sauvages des Bahamas.


A surveiller
Riviera Maya – 6 au 15 novembre 2009
Atelier de développement personnel dans le cadre d’un voyage éco-touristique différent !

Un voyage différent :
– Nous habiterons dans des cabines au bord de la plage où le bruit de la mer offre un fonds relaxant et dépaysant
– Visite de pyramides avec un guide local (Cobà et Tulum)
– Nage dans des cenotes, des réservoirs d’eau naturelle vieux de millions d’années
– Les plages magnifiques de la Riviera Maya où vous pourrez faire du snorkel
L’atelier « À la découverte de votre pouvoir personnel » :
L’objectif est d’apprendre à observer ce qui nous motive et à identifier les croyances nuisibles qui mènent nos vies à notre insu. Vous apprendrez comment les remplacer par ce qui compte vraiment pour vous et d’ainsi augmenter votre « pouvoir personnel ».
Cet atelier différent ne proposera aucune certitude, génèrera peut-être encore plus de questions, mais vous laissera émerveillé devant la richesse de vos mondes intérieurs. Laissez-vous transformer durant cette période d’arrêt qui pourrait initier une nouvelle lancée dans votre vie. Osez découvrir des nouvelles facettes de votre existence !

Ce voyage est organisé en collaboration avec Voyages Momentum, division de Spiritours, détenteur d’un permis du Québec.

Pour vous informer sur l’itinéraire :
Louise Vincent 514-973-9315
[email protected]
Site web : www.loupmarin.com

Notes additionnelles :
Coach professionnel, Louise met sur pied des ateliers qui invitent les participants à se découvrir, à retrouver leur identité, leur puissance intérieure et à reprendre leur pouvoir et leur autonomie.

Sa solide formation en psychologie et en relations humaines, son intérêt et son amour pour ses semblables, sa façon d’aborder les problèmes humains avec les couleurs de l’âme et du cœur, en font une personne à l’écoute particulièrement sensible aux défis de ses clients.

Elle accompagne des voyages de type ressourcement avec Spiritours, voyagiste non conventionnel, spécialisé dans l’organisation de voyages de ressourcement pour petits groupes, dans un souci de tourisme équitable. Quelques destinations : le monde Maya à Tulum, les dauphins sauvages aux Bahamas, les vortex et roches rouges de Sedona en Arizona.

A propos de l'auteur

Alchymed réunit des centaines de spécialistes oeuvrant dans le domaine du développement personnel, des thérapies alternatives, des médecines douces, pour la santé et le bien-être global de ...

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