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Dire non sans culpabiliser

Avez-vous de la difficulté à refuser les propositions que l’on vous fait? Vous sentez-vous coincé entre les exigences de vos proches, les rendez-vous inopportuns et les tâches professionnelles irréalistes? Si vous n’avez plus l’énergie ni le temps pour vous ressourcer, découvrez dans cet ouvrage des principes simples qui peuvent faire du mot «non» le terme le plus positif de votre vocabulaire. Vous y apprendrez différentes façons de décliner les invitations avec tact, sans blesser votre entourage. Dire non sans vous sentir coupable, c’est privilégier vos propres priorités et tirer le meilleur parti des occasions qui se présentent. Renouez avec les activités qui vous stimulent, consacrez plus de temps aux personnes qui vous sont chères et dites oui au plaisir de profiter pleinement de la vie.

????????C’est un mot simple, court et facile à prononcer. Alors, pourquoi a-t-on parfois autant de mal à dire non ? C’est qu’il y a de la puissance dans ce mot de trois lettres. Et comme tout ce qui est puissant, il peut aider ou nuire.

Songez au pouvoir que vous exercez rien qu’à le prononcer. Il vous permet de refuser ce rendez-vous à déjeuner dont vous vous passeriez volontiers. Il empêche autrui de vous voler de précieux moments, contribue à faire comprendre à quelqu’un qu’il doit cesser de profiter de vous et peut vous faire économiser de l’argent.

C’est un outil indispensable qui vous permettra de consacrer votre temps et vos énergies aux choses qui ont de l’importance à vos yeux. Cependant, justement parce qu’il est doté d’une telle puissance, le mot non peut être dangereux et doit donc être employé avec discernement. Il risque de décevoir ou de blesser les personnes que vous estimez, ou de provoquer leur colère. Chaque fois que vous déclinez une invitation ou refusez d’acquiescer à une demande, vous risquez de susciter friction ou conflit, ce qui peut entraîner un sentiment désagréable de culpabilité.

Les femmes qui, d’habitude, se préoccupent plus que les hommes des relations, semblent avoir particulièrement du mal à dire non. Souvent, elles croient qu’il leur revient de veiller sur le bonheur d’autrui et sont prêtes à tout faire pour accommoder chacun même si cela signifie qu’elles devront préparer la salade de pommes de terre malgré le fait qu’elles ont déjà la responsabilité du charbon de bois, des glaçons et des parasols.

Autant on ne souhaite pas être rejeté, autant on déteste le faire. Devant une situation susceptible de provoquer de la culpabilité, il est plus simple de sacrifier à la loi du moindre effort. Alors qu’en son for intérieur, on aurait envie de hurler : « Non ! Va-t’en ! Laisse-moi seule ! », à l’extérieur, on s’efforce de sourire et on prononce le fatidique : « D’accord ! »

Pourquoi apprendre à dire non

Quel mal y a-t-il donc à se montrer accommodant ? Absolument aucun. Il est très gratifiant d’offrir son soutien à ceux qu’on aime, d’aider un voisin ou de faire un geste positif pour la communauté. Il est bon de savoir qu’on fait une différence dans la vie de quelqu’un.

Le conflit surgit quand on accepte continuellement de faire des choses qui plaisent à tous sauf à soi-même, ou quand on se charge de tâches alors qu’on n’en a ni le temps ni l’envie.

Les membres de la famille méritent notre affection et notre soutien émotionnel, mais pas notre dernier gramme de temps et d’énergie. Si l’on doit travailler pour gagner sa vie, ce n’est pas une raison pour se laisser exploiter, dévaluer ou avilir. Un vendeur n’a pas à exercer de pressions indues dans le but de nous vendre un bien dont nous ne voulons pas, même s’il s’agit d’un ami.

La vie au quotidien présente une foule de situations où l’on souhaiterait dire non. Cependant, trop souvent, on répugne à faire appel au pouvoir de ce mot alors qu’on ne devrait pas hésiter. Par culpabilité ou par peur de la confrontation, on accepte un nombre croissant de projets, on s’investit dans les priorités des autres, on accepte de participer à des fêtes en sachant qu’on ne s’y amusera pas. Ce faisant, on consacre ses ressources personnelles les plus précieuses, à savoir son temps, ses énergies et son argent, à des choses qui n’ont pour soi aucune importance. Chaque fois qu’on accepte de faire une chose sans enthousiasme ou sans intérêt, on dissipe un peu plus ces ressources.

Comment gâcher ses relations : tout accepter

Quand on cède à l’habitude de dire oui dans le but d’éviter un conflit, on ne résout rien ; on ne fait que troquer un problème pour un autre. Les conséquences d’une telle attitude risquent d’être plus graves et durables que toute détresse résultant d’un non servi avec finesse.

Supposons que, un samedi, votre frère vous demande de l’aider à repeindre sa maison. Si vous n’avez rien prévu d’autre, aimez travailler à l’extérieur et appréciez la compagnie de votre frère, c’est super ! En revanche, si vous aviez l’intention de faire de la voile, si la peinture vous rend malade ou si votre frère vous porte sur les nerfs, alors cette journée risque de se transformer en un cauchemar, sans compter que vous en voudrez davantage à votre frangin d’avoir gâché votre week-end.

Imaginez comment vous vous sentiriez si ce genre de scénario se produisait régulièrement. Peut-être tenteriez-vous d’enterrer votre colère, mais ce ne serait que pour la voir ressurgir peu à peu sous forme de remarques acerbes. Ou encore, vous pourriez la contenir, ce qui entraînerait un sentiment d’impuissance, voire de la dépression. Puis, un jour, vous pourriez en avoir assez et vous quereller comme jamais. Si vous laissez toujours les autres profiter de votre gentillesse, cette dernière pourrait se transformer brutalement en son contraire.

C’est encore pire quand, désireux de se montrer serviable, on s’engage à faire des choses dont on s’acquitte parfaitement, voire nullement. Faire une promesse qu’on ne tient pas consiste à se tendre soi-même un piège dans lequel on tombe inévitablement. Ironiquement, en cherchant tellement à plaire, on risque de passer pour une personne insouciante, qui manque d’égards, est inepte ou irresponsable.

La joie de dire oui

En définitive, dire non est une chose très positive. Comme le temps, l’argent et l’énergie sont extrêmement précieux, on doit apprendre à en user judicieusement. Plus vous les canaliserez vers des projets ayant de l’importance à vos yeux, plus vous serez épanoui et inspiré. Quand on cesse d’investir l’essentiel de sa personne dans des choses qu’on préfèrerait ne pas faire ou en compagnie de personnes qu’on ne souhaite pas fréquenter, on se rapproche invariablement de ses valeurs profondes, de ses priorités et de ses passions.

L’apprentissage de l’art du non ouvre la voie aux oui de l’existence.

Une fois qu’on est à l’aise avec le non – un mot que, dès lors, on se sent justifié d’employer plutôt que de craindre – on possède un talent qui sera source de satisfaction et de joie tout au long de l’existence. S’il est vrai qu’on arrive plus facilement à gérer un emploi du temps chargé en dressant des listes et en étant mieux organisé, ces solutions ne règlent pas entièrement le problème. La maîtrise du non permet de raccourcir ces listes et de procurer un sentiment de plénitude et de calme dont chacun a le plus grand besoin.

Nous devrions tous pouvoir consacrer un peu de temps à la poursuite du bonheur, quelle que soit la définition qu’on donne à ce mot. Ce n’est pas un luxe, mais une nécessité. L’apprentissage du non peut aider à y parvenir.

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Dire non sans culpabiliser par Patti Breitman et Connie Hatch, publié aux Éditions de l’Homme

216 pages

ISBN : 978-2-7619-3351-3

Date de parution : Août 2013

http://www.editions-homme.com/dire-non-sans-culpabiliser/patti-breitman/livre/9782761933513

A propos de l'auteur

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